Aristophane, auteur grec, a écrit des comédies audacieuses et provocatrices. Application avec Lysistrata(la grève du sexe), interprétée par l'association Théâtre à Dinard, à partir de demain.
Aristophane, auteur grec, a écrit des comédies audacieuses et provocatrices au possible. Application avec Lysistrata, (la grève du sexe), une pièce interprétée par l'association Théâtre à Dinard, à partir de ce mardi.
Aristophane
n'était pas en odeur de sainteté dans le monde littéraire de la Grèce
antique. En 411 avant J-C, visionnaire des hippies soucieux de faire
l'amour et pas la guerre, il prêchait aussi la paix, mais en serrant la
ceinture des hommes. Alors qu'Athènes et Sparte sont en guerre,
Lysistrata, une Athénienne, belle, audacieuse et de surcroît rusée
convainc les femmes de toutes les cités grecques d'entreprendre une
grève totale du sexe, jusqu'à ce que les hommes reviennent à la raison
et cessent le combat.
L'idée est
généreuse et Aristophane a ses mots pour le dire. À tel point que les
traducteurs successifs tentent d'atténuer sa pensée. Il manquait le
piment originel qu'a restitué Michel Host, dans une traduction sans
concession. L'idée a séduit François Gabriel, metteur en scène et maître
à penser du théâtre qui, s'il ne dérange pas, dérange et rend orphelin
d'audace.
Voilà donc François Gabriel, aux anges et soucieux
d'emporter le spectateur dans un univers dont s'est tant inspirée notre
culture. « Le théâtre d'Aristophane est criant d'originalité et de spontanéité. » Un brin provocateur, c'est le moins que l'on puisse dire. « Aristophane est un comique, mais avant tout un artiste qui jongle avec les mots et il les choisit toujours à bon escient. » Les gros mots aussi, qui ont parfois des résonances de salle de corps de garde. « Ils font mouche et nul ne les rejette de son vocabulaire ».
Le
spectacle ne fait pas dans la dentelle, toujours sur la corde raide,
mais suffisamment en sécurité, pour ne pas tomber dans le piège du
vulgaire. « Disons que c'est un langage populaire imagé ».
Le décor et les costumes ne sont pas en reste. Ils collent parfaitement
à la peau d'une comédie qui devient spontanément irrésistible.
Mardi 8 mai, première de Lysistrata, à 20 h 30, à la salle Stéphan-Bouttet. Tarifs : 9 €, 6 € tarif réduit.
(source: Ouest France)




